L’arrestation samedi en France de Pavel Durov, le patron de Telegram, a provoqué une cascade de condamnations en Russie. Et pas seulement de la part des défenseurs de la liberté d’expression sur Internet. Des proches du pouvoir sont aussi montés au créneau, alors que le Kremlin avait tenté d’interdire Telegram en 2018.
En Russie, tout le monde semble vouloir sauver le soldat Durov. Des voix, aussi bien issues de l’opposition que des cercles les plus poutiniens possibles se sont élevées pour dénoncer l’arrestation en France samedi 24 août de Pavel Durov, le cofondateur [avec son frère Nikolaï] du service de messagerie Telegram, né en 1984 en Russie.
Alors que la justice française a précisé dans un communiqué de la procureure de Paris que l’information judiciaire ouverte en juillet par la Juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée (Junalco), portait sur douze charges [infractions] retenues contre Pavel Durov, l’arrestation a été qualifié de « profondément injuste » par Gueorgui Albourov. Aux yeux de ce militant politique russe, qui a été l’un des principaux responsables de la cellule d’enquêtes de la fondation anti-corruption d’Alexeï Navalny, « elle représente un coup très dur porté à la liberté d’expression ».
















