Les migrants continuent d’arriver à la frontière ultra protégée entre les États-Unis et le Mexique, tandis que la police des frontières a arrêté plus d’1,8 million de passages à sa frontière sur l’année fiscale 2023. Des milliers de personnes fuyant leur pays sont arrivées ces derniers jours à divers postes-frontières du Texas. En août, les États-Unis ont annoncé qu’ils allaient mettre en place un programme d’aide aux réfugiés. Le mois dernier, 232 972 migrants ont passé la frontière sud, un chiffre en hausse par rapport aux mois précédents.
Le nombre de personnes migrantes sur les routes et dans le nord du Mexique atteint des records selon l’Organisation internationale de la migration. Depuis l’été, la quantité de personnes arrêtées par la patrouille frontalière américaine ne cesse d’augmenter avec une explosion en août. Tous les chiffres sont à la hausse et augmentent la pression à la frontière – la semaine dernière, les autorités américaines ont décidé de fermer l’Eagle Pass, le pont qui relie la ville de Piedras Negras dans l’État de Coahuila et le Texas. Le Mexique est un lieu de départ, mais aussi de passage, alors les flux migratoires augmentent à l’intérieur du pays. A la frontière sud, on estime qu’environ 6 000 personnes entrent sur le territoire mexicain chaque jour. Les services mexicains de demande d’asile sont absolument débordés. Et sur les routes, les migrants font tout ce qu’ils peuvent pour aller au nord. À tel point que la semaine dernière la principale compagnie ferroviaire du Mexique a cessé une partie de ses activités à cause des milliers de personnes qui se risquaient à monter dans les wagons de marchandise.
La fin du « titre 42 », une mesure mise en place pendant la pandémie crée un appel d’air qui explique cette nouvelle vague migratoire. L’usage, désormais, du « titre 8 » pour accorder ou non l’asile, bien que très restrictif ne freine pas du tout l’afflux de migrants. L’insécurité, la violence et la précarité sont les principaux facteurs qui motivent les personnes à abandonner leur pays selon les données de l’Organisation internationale de la migration. Après la pandémie, les économies nationales de plusieurs pays d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud sont à genoux, la criminalité explose, et les gens prennent décision de partir. L’immense majorité ne conçoit pas de retourner un jour dans son pays d’origine.
RFI
















