En ce 22e jour du procès des événements du 28 septembre 2009, c’est au tour du colonel Claude Pivi ministre chargé de la sécurité présidentielle sous l’ère CNDD du capitaine Moussa Dadis Camara, de passer à la barre du tribunal criminel de Dixinn présidé par le juge Ibrahima Sory 2 Tounkara.
Ce proche du capitaine Moussa Dadis Camara, a indiqué au tribunal qu’il n’a jamais mis pied le 28 septembre 2009 au stade de Conakry.
“Le soir à 20 heures, j’ai allumé la télévision, j’ai vu le filmage du stade, la pagaille, la panique, tout. Je suis maintenant venu voir le président dans son bureau, je lui ai demandé qui a donné l’ordre à des militaires d’aller au stade ? Le président m’a dit qu’il ne sait pas, j’ai dit où est-ce qu’ils ont quitté pour aller faire la panique au stade parce qu’ils ont sérieusement fait du gaffe. Parce que ça parle à la télévision alors qu’on était beaucoup aimé mais aujourd’hui ce que j’entends à la télévision comme ça, on est déjà sali comme ça et ce n’est pas normal. Donc, le travail que moi j’ai fait dans ce pouvoir-là est tombé dans l’eau, des gens sont allé gâter notre travail, cela veut dire que le travail est tombé comme ça. C’est moi-même qui le disait maintenant. J’ai dit d’accord, je vais faire des enquêtes, si j’apprends que quiconque est allé au stade, je vais les mettre tous aux arrêts sans commandement. Après, je suis parti au bureau, j’ai demandé à mon groupe qu’on arrête tous les élément qui sont partis au stade parce que si on ne les arrête pas maintenant là, demain nous serons tous salis. Donc il faut qu’on mette main sur les gens là et qu’on soit les premiers à faire déclarer, ça va nous donner la force”, a expliqué ce cadre de l’armée guinéenne.
Pendant ce temps, Claude Pivi continue à répondre aux questions des avocats.
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