Conakry et Bissau tournent la page des incertitudes. Au terme de la visite de travail du Premier ministre bissau-guinéen, Ilidio Vieira Té, les deux capitales ont réaffirmé leur volonté de renforcer leurs liens, avec un accent particulier sur les enjeux énergétiques et sécuritaires.
Le Premier ministre bissau-guinéen, Ilidio Vieira Té, a achevé sa visite officielle en Guinée ce jeudi par un point de presse conjoint animé avec son homologue guinéen, Amadou Oury Bah. Ce séjour de travail et d’amitié a été marqué par une série d’audiences de haut niveau, notamment avec le chef de l’État, le Général Mamadi Doumbouya.
Une volonté politique retrouvée
Prenant la parole en premier, le Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah, s’est réjoui de cette « retrouvaille » qu’il juge naturelle.
« Nos relations ont connu un clair-obscur pendant un certain temps du fait des vicissitudes politiques de part et d’autre. Mais aujourd’hui, avec cette visite de travail et de concorde, nous assistons à une véritable relance », a déclaré le chef du gouvernement guinéen.
Il a également annoncé que des initiatives majeures seraient prises dans les prochaines semaines, notamment à travers la réactivation de la Grande Commission Mixte de Coopération entre les deux pays.
L’énergie au cœur des échanges
Pour sa part, le Premier ministre de Guinée-Bissau a exprimé sa gratitude envers le peuple guinéen pour l’accueil « fraternel et hautement symbolique ». Ilidio Vieira Té a souligné le rôle crucial de la Guinée dans le soutien énergétique de son pays.
Stabilité énergétique : Le chef du gouvernement bissau-guinéen a reconnu l’appui essentiel de Conakry dans l’approvisionnement de son pays, qualifiant cette aide de « pierre fondamentale » de la solidarité entre les deux États.
Réformes structurelles : Bissau s’est engagé à moderniser son réseau et à mener des réformes pour construire un modèle énergétique « plus équilibré, plus prévisible et plus durable ».
Vision commune : Au-delà de l’énergie, les discussions ont porté sur la création de corridors économiques, le développement d’infrastructures portuaires et la gestion sécurisée des frontières communes.
Un avenir partagé
Le message final des deux chefs de gouvernement est clair : la frontière commune ne doit plus être une ligne de séparation, mais un espace de stabilité.
« Lorsque deux pays frères dialoguent dans la confiance, les défis cessent d’être des obstacles pour devenir des chemins vers des solutions partagées », a conclu Ilidio Vieira Té avant son départ de Conakry.
Par lesfaitsdujour.com
















