La Russie et l’Ukraine ont entamé ce vendredi 23 mai la première étape d’un échange record de prisonniers, impliquant à ce stade 270 militaires et 120 civils.
Cet échange, qui doit au total impliquer « 1 000 pour 1 000 » prisonniers de guerre, avait été convenu lors des négociations directes entre Russes et Ukrainiens à Istanbul mi-mai. C’était d’ailleurs le seul résultat tangible de cette rencontre, après plus de trois ans d’invasion russe de l’Ukraine. Les étapes suivantes sont attendues samedi et dimanche. « Il est très important de récupérer tous les prisonniers », a déclaré le président ukrainien Volodymyr Zelensky.
L’échange de ce vendredi avait été annoncé par Donald Trump, qui pousse les deux belligérants à négocier pour mettre fin le plus vite possible au « bain de sang ». « Félicitations aux deux parties pour cette négociation. Cela pourrait conduire à quelque chose d’énorme ???», a écrit le président des États-Unis sur son réseau Truth Social.
Des milliers de prisonniers de guerre
L’échange de prisonniers et de corps de militaires tués au combat reste l’un des derniers domaines de coopération entre Kiev et Moscou, alors que la Russie occupe actuellement environ 20% du territoire ukrainien. Après plus de trois ans de combats, des milliers de prisonniers de guerre sont détenus dans les deux pays, même si leur nombre exact n’est pas connu. « Nous avons la confirmation que près de 10 000 personnes sont en captivité » aux mains des Russes, a indiqué en avril le commissaire ukrainien pour personnes portées disparues Artour Dobrosserdov.
La Russie donne très peu d’informations sur le sort de captifs ukrainiens et chaque échange réserve son lot de surprises, a déclaré à l’AFP un haut responsable ukrainien sous le couvert de l’anonymat. « Dans presque chaque échange, il y a des gens dont personne ne savait rien », a-t-il déclaré. « Parfois, ils nous rendent des personnes qui figuraient sur les listes de personnes disparues ou qui étaient considérées comme mortes ».
Kiev et Moscou s’accusent mutuellement de violer la Convention de Genève relative au traitement des prisonniers de guerre. La Russie ou les autorités mises en place dans les régions ukrainiennes qu’elle occupe organisent régulièrement des procès pour juger les prisonniers de guerre ukrainiens, ce qui va à l’encontre du droit international.
Avec RFI
















