La restitution officielle à la Côte d’Ivoire de cet instrument, qui avait été volé par les colons français au peuple atchan en 1916, a eu lieu au cours d’une cérémonie organisée vendredi 20 février au Musée du quai Branly, à Paris. À son retour au pays, il deviendra la pièce maîtresse du Musée des civilisations de Côte d’Ivoire, qui doit ouvrir cette année à Abidjan.
C’est une page d’histoire qui s’est tournée, vendredi 20 février 2026, avec le retour dans le giron ivoirien du tambour parleur Djidji Ayôkwé. Celui-ci avait été volé par les colons français il y a un peu plus d’un siècle. L’acte de transfert de propriété de ce tambour – poussé par un léopard, lourd de plus de 400 kilos et qui mesure près de quatre mètres de long – a été signé par les ministres française et ivoirienne de la Culture, à l’occasion d’une cérémonie organisée au Musée du quai Branly, à Paris, en présence de nombreux responsables des deux pays.
Il s’agit de la dernière étape du processus de restitution de ce pilier rituel et guerrier de la communauté atchan avant son retour en Côte d’Ivoire dans les prochaines semaines, sept ans après qu’Abidjan en ait fait officiellement la demande, en 2019, et sept mois après le vote d’une loi spéciale dans l’Hexagone, en juillet 2025.
Pour la ministre ivoirienne de la Culture, Françoise Remarck, il s’agit évidemment d’un jour historique : « Voilà exactement 110 ans que le bien a été confisqué… 110 ans que le peuple atchan attend ce moment […]. Mais au delà de sa restitution à cette communauté, il s’agit d’abord et avant tout d’un événement national, parce que le Djidji Ayôkwé est aussi un symbole de cohésion sociale, de fraternité qui sont des valeurs très importantes pour la Côte d’Ivoiree. »
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