Des dizaines de milliers d’Iraniens se sont rassemblés tôt ce mercredi 22 mai dans le centre de Téhéran pour rendre un dernier hommage au président iranien Ebrahim Raïssi, tué dimanche 19 mai dans le crash d’un hélicoptère. Les funérailles du président défunt Ebrahim Raissi et de son ministre des Affaires étrangères ont été l’occasion de visites diplomates importantes de nombreux responsables de la région dans la région.
Des dizaines de milliers d’Iraniens se sont rassemblés tôt ce mercredi 22 mai dans le centre de Téhéran pour rendre un dernier hommage au président iranien Ebrahim Raïssi, tué dimanche 19 mai dans le crash d’un hélicoptère. Les funérailles du président défunt Ebrahim Raissi et de son ministre des Affaires étrangères ont été l’occasion de visites diplomates importantes de nombreux responsables de la région dans la région.
Des centaines de milliers de personnes sont dans les rues de la capitale ce matin pour rendre un hommage au président. Une foule très compacte et très importante s’est réunie à l’université de Téhéran. La prière funéraire a été prononcée par le guide suprême iranien en présence des dirigeants politiques et militaires du pays, mais aussi par des invités étrangers, notamment Ismaïl Haniyeh, le chef du bureau politique du Hamas. Beaucoup de personnes sont venues très spontanément rendre un dernier hommage au président d’État Ebrahim Raïssi.
Les huit cercueils seront emmenés de l’université jusqu’à la place Enghelab à cinq kilomètres de là. Le cercueil du président sera ensuite emmené par avion à Mashad, dans le nord-est de l’Iran, sa ville natale. Il avait demandé à être enterré dans cette ville sainte et religieuse du pays où il y a le mausolée de l’imam Reza, le huitième successeur du prophète Mahomet qui est très vénéré par les musulmans chiites, majoritaires en Iran.
Dans les rues de la capitale, des anonymes et des personnalités étrangères
Parmi les personnalités étrangères, tout d’abord, le ministre égyptien des Affaires étrangères s’est rendu à Téhéran. Les relations entre les deux pays sont rompues depuis la Révolution islamique de 1979, mais depuis plusieurs mois, les deux pays parlent d’une normalisation des relations bilatérales et la visite du chef de la diplomatie égyptienne pourrait accélérer ce processus.
Autre présence, celle du chef politique du Hamas Ismaël Haniyeh, qui est venu rendre hommage au président Raissi et à son ministre des Affaires étrangères Hossein Amir Abdollahian, qui sont tous les deux montés au créneau à de nombreuses reprises ces derniers mois pour soutenir les Palestiniens. Depuis le début de la guerre à Gaza, le président Raïssi et son ministre des Affaires étrangères, Hossein Amir Abdollahian, ont joué un rôle très important pour soutenir le Hamas, le Hezbollah libanais et les autres groupes de l’ « axe de la résistance », comme on les appelle. À chaque fois, le président Raïssi est monté au créneau pour soutenir et apporter un soutien politique, mais aussi diplomatique au Hamas, qui est soutenu par ailleurs par l’Iran militairement. Il a joué un rôle très important dans la mobilisation des forces anti-israéliennes. Et c’est notamment pour cela qu’Ismaïl Haniyeh est venu lui rendre hommage à l’université de Téhéran.
RFI
















