disent avoir progressé sur les flancs ces dernières semaines.
« Il n’y a aucun contrôle, il n’y a pas de succès militaires » de Moscou, a encore cinglé M. Prigojine, affirmant que les militaires russes « se lavent avec leur sang », une manière d’affirmer qu’ils subissent de lourdes pertes.
Invérifiables de source indépendante, les propos du patron de Wagner contredisent en tout cas ceux de Vladimir Poutine et de Sergueï Choïgou, selon qui l’armée russe « repousse » tous les assauts ukrainiens.
Le ministère russe de la Défense a cependant averti, après les déclaration du chef de Wagner, que l’Ukraine se prépare à attaquer du côté de Bakhmout en « profitant de la provocation de Prigojine pour déstabiliser la situation ».
En Ukraine, la défense anti-aérienne était en action samedi à l’aube à Kiev et des explosions étaient entendues à Kharkiv (est), selon les autorités.
Ces derniers jours, M. Poutine a répété que la contre-offensive ukrainienne était un échec et que les forces de Kiev avaient essuyé des pertes quasi « catastrophiques ».
M. Prigojine a qualifié de « profonde tromperie » les déclarations victorieuses de Moscou, accusant l’état-major de « cacher » les difficultés et les pertes russes sur le terrain.
Alors que de nombreux opposants et anonymes russes sont en prison pour avoir critiqué le conflit en Ukraine, le chef de Wagner a ouvertement remis en question les raisons pour lesquelles l’intervention militaire a été lancée.
« La guerre était nécessaire pour qu’un groupe de salauds soit promu », a-t-il fustigé, accusant aussi « les oligarques » russes qui « avaient besoin de la guerre », alors que Kiev était selon lui « prêt à n’importe quel accord ».
AFP















