C’est une première dans le monde. L’Australie interdit la plupart des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans, depuis ce mercredi 10 décembre. Facebook, Instagram, YouTube, TikTok, Snapchat, Reddit, mais aussi Threads et X ont l’interdiction de conserver ou de permettre la création de comptes pour les plus jeunes, sous peine de s’exposer à une amende pouvant aller jusqu’à 1,75 million d’euros. Le gouvernement australien a prévenu que cette liste pourra évoluer.
Si l’Australie est le premier pays au monde à aller aussi loin dans l’interdiction des réseaux sociaux pour les mineurs, d’autres ont déjà légiféré sur le sujet. À commencer par la Chine, qui était considérée jusque-là comme la championne du monde dans la lutte contre l’addiction aux réseaux sociaux. Un titre que pourrait donc lui ravir l’Australie. Depuis 2023, Pékin impose aux moins de 18 ans un couvre-feu numérique de 22 h à 6 h du matin. La loi limite également le temps de connexion : entre 40 minutes et deux heures par jour, selon l’âge de l’utilisateur.
L’Europe n’est pas en reste. En France, une loi adoptée en juillet 2023 impose un consentement parental pour les moins de 15 ans. Même chose en Allemagne pour les moins de 16 ans. En Italie, le consentement parental est requis jusqu’à 14 ans, comme en Espagne, où le Conseil des ministres a approuvé un projet de loi visant à faire passer ce seuil à 16 ans. Il doit bientôt être examiné par le Parlement.
On le voit, l’Union européenne avance sur ce dossier en ordre dispersé. Les eurodéputés ont adopté le mois dernier à une large majorité une résolution qui préconise un âge minimal de 16 ans pour accéder de façon autonome aux réseaux sociaux, et un consentement parental pour les 13-16 ans. Mais comme toute résolution, il s’agit là d’une mesure non contraignante.
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